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"Le vrai mystère du monde est le visible, non l'invisible."
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En suivant la route 12 en direction du nord nous nous arrêtons à Santa Pipo pour visiter la fabrique d’herbe à maté Piporé. Une vidéo explique que des suisses sont venus dans les années 40 pour fonder la coopérative Piporé ; et nous qui n’avons même pas de thé ou de maté chez nous… ils produisent aujourd’hui 1 500 000 kilos de maté par jour. En fait, nous verrons la partie emballage avec tous ses robots qui impressionnent Noan mais rien de plus. Je demande pour voir les moulins, mais non on ne peut pas les voir. Dommage car la cueillette vient de se terminer. La plante pousse une année on la coupe à 50 cm puis on la laisse repousser de mars à septembre et on la recoupe pour cette fois la transformer en yerba à maté. Hachage, séchage pendant une année dans des immenses hangars puis mise en paquet de 500 grammes à 2 kilos. A Colonia Caragatay nous souhaitons visiter le parc provincial de Ernesto Guevara dit le Che, fondé le 17.10.2006. Lorsque nous nous préparons pour la visite, une classe du village arrive. Les élèves ont entre 10 et 13 ans et sont là pour observer les oiseaux. Noan reçoit une étiquette avec le nom et le dessin d’un oiseau, j’en reçois aussi une et c’est ainsi que nous sommes intégrés à la classe. Nous sommes invités à suivre un diaporama très intéressant. On souligne et on insiste sur la déforestation qui sévit dans la région et qui détériore non seulement ...
Publiée le : 04.10.2008 à 08:10:22
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Sur notre route en direction des chutes d’Iguaçu, nos visites sont très variées, surprenantes voir étonnantes ; elles vont des menhirs aux météorites, en passant par les missions Jésuites, une fabrique d’herbe à maté, une mine de pierre semi-précieuse, la maison d’Ernesto Guevara, pour finir par les chutes d’Iguaçu ! A Amaicha del Valle, nous visitons le fascinant « Complejo Pachamama ». La Mère-Terre est vénérée par d’innombrables mosaïques de pierres. Il y a des fontaines, d’immenses statues, des mosaïques sur le sol (on ose à peine marcher dessus tellement c’est beau !) il y en a contre les murs des maisons, c’est vraiment fou et génial. Nous poursuivons notre route jusqu’à Tafi del Valle qui se situe à 2000 mètres au bord d’un lac. Ca ressemble drôlement à la Suisse, chalet en bois, sapins, mais aussi brouillard. J’avais lu qu’il y avait une colline spéciale ou on peut observer une centaine de menhirs, le site archéologique d’El Mollar. Certains sont sculptés, d’autres pas ; il y en a de 50 centimètres à passé trois mètres. Leurs messages sont encore inexpliqués. Ils dateraient d’avant notre ère, environ 300 ans avant Jésus Christ et 800 ans de notre ère. Ils pourraient être les éléments d’un culte solaire, le mystère perdure et l’endroit conserve sa magie. Nous poursuivons notre route en passant par Tucuman, ville ou fut signé le traité de l’indépendance de l’Argentine le 9 juillet 1816 après la victoire du général San Martin face aux Espagnols. Non loin de General Capdevilla, nous visitons le parc régional des météorites d’El ...
Publiée le : 04.10.2008 à 08:10:19
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On est content de retrouver l’Argentine ; fini l’aventure de la Bolivie, nous retrouvons la « civilisation » mais surtout des panneaux indicateurs qui changent notre vie, enfin on sait ou on va ! Plus besoin de demander trois fois sa route, plus besoin d’essayer de comprendre les gestes amples et vagues qu’on nous fait. En fait deux raisons nous font revenir à Salta. La première : la situation politique de la Bolivie. Les bloqueos qui ont finalement eu lieu et qui ont été suivit d’émeutes violentes nous aurait créé de gros soucis pour entrer au Brésil ou au Paraguay. La seconde raison s’appelle « El Tren a las Nubes » le train des nuages, le plus haut train du monde ! Au mois de mai, nous nous étions renseignés sur ce périple que nous avions très envie de faire, mais le train était encore en rénovation (il a été arrêté trois ans pour la réfection des voies ; le changement de la locomotive et des wagons!). Je m’étais renseignée depuis la Bolivie par email et nous avons appris qu’il fonctionnait à nouveau depuis début août. C’est donc vendredi 5 septembre qu’un de nos rêves (un de plus) se réalise. Il est 5h30 lorsque le réveil sonne. A six heures nous trouvons un taxi qui nous conduit à la gare de Salta. Il fait froid, on a gants et bonnets ; et dire qu’on va monter à plus de 4200 mètres. La gare est bondée. On nous indique de monter dans la voiture « B ». Il ne fait vraiment pas chaud même dans le ...
Publiée le : 04.10.2008 à 08:10:16
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Ciao jolie place de Sucre, merci de nous avoir reçus. Nous prenons la route pour Potosi. Nous appréhendions la remontée du col que nous fait pour venir, mais tout doucement, ça passe. Les 165 kilomètres de route goudronnée pour revenir à Potosi nous paraissent interminables… quelle joie lorsque nous observons le Cerro Rico et des lumières. En fait c’est parce que nous souhaitions manger la fondue bourguignonne…   ou nous nous étions régalé avec Raphael et Delphine. On est de nouveau à passé 4000 mètres et les températures nous le rappellent… Potosi est toute animée, pourtant il est huit heures moins quart. Nous nous régalons de notre fondue bourguignonne puis allons sonner chez Cynthia. Qu’elle joie de nous revoir, les enfants nous sautent dans les bras ! De chaleureuses retrouvailles ! Noan s’en va jouer avec ses copains et il est 11 heures lorsque nous nous couchons. Nous quittons la famille de Cynthia et Potosi, et prenons la route pour Tarija. Elle est goudronnée jusqu’à Bélen puis elle se transforme en piste. Nous restons un bon moment en altitude, la piste est moyenne. Nous remontons et redescendons au fil de la topographie, la piste est parfois très mauvaise, mais des travaux sont en cours   pour la goudronner. Nous traversons des régions très désertiques et arrivons finalement à Camargo par un bout de route asphaltée après 190 kilomètres.   La piste monte et redescend au fil des montagnes. Soudain nous nous enfilons dans un canyon aux falaises rougeâtres et suivons sa rivière. ...
Publiée le : 03.09.2008 à 07:09:17
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Avant de quitter Uyuni nous allons voir le cimetière des trains à la sortie de la ville. Impressionnant, plein de vieilles locomotives rouillées les unes derrière les autres. On monte dessus, on s’amuse. Puis on prend la piste qui monte en direction de Pulacayo, ville minière fantôme. Ça monte dur et il faut aller doucement car le témoin qui indique que le bus chauffe s’est allumé… Les paysages, la vue sur Uyuni et au loin le salar sont magnifiques. 215 kilomètres de piste pour aller d’Uyuni à Potosi. Nous traversons d’immenses plaines remplies de troupeaux de lamas, parfois nous voyons des vicunas. Nous remontons et redescendons dans des plaines ainsi sur une bonne partie du trajet. Soudain nous rencontrons une vieille femme sans dent, elle bave du vert à cause des feuilles de coca qu’elle mâchouille, elle a un gros chargement de bois sur le dos et un immense troupeau de lamas. Nous décidons de nous arrêter pour la nuit à Vicicia, petit village se trouvant   à environ 70 kilomètres de Potosi. A cinq heures du matin, on a entendu passer des gens… On déjeune puis on reprend la piste. On traverse de magnifiques paysages avec un très joli canyon dans les tons de rouges, de nombreux blocs sont arrivés là on ne sait pas comment. On remonte jusqu’à 4090 mètres et on arrive enfin dans cette cité coloniale de 145 000 habitants. Potosi est la ville de plus de 100 000 habitants la plus haute du monde ! Elle bat Lhassa. ...
Publiée le : 03.09.2008 à 07:09:15
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