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Foz de Iguca - Fioranopolis (Brésil)

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14èmeépisode, Foz do Iguaçu 01.10.08 - Florianopolis 15.10.08 (Brésil)

 

Malgré la pluie, nous souhaitons tout de même faire la visite du barrage d’Itaipu, avant de quitter Foz do Iguaçu. Itaipu, en indien signifie « la pierre qui chante ». La visite débute à 14 heures avec un film qui explique sa construction. C’est le barrage le plus grand du monde. Il est à 50% Paraguayen et 50 % Brésilien. Les employés sont également 50%, 50%, l’énergie est aussi partagée mais le Paraguay est un petit pays qui utilise que 5 % de l’énergie fournie par le barrage, les 45 % restants sont revendus au Brésil qui a un grand besoin en énergie… Le barrage ainsi que le bâtiment administratif sont à cheval sur les deux pays. Un exemple de bonne entente entre voisins. Le film explique qu’au plein boum de la construction il y a eu jusqu’à 40 000 ouvriers ! Après le film, nous embarquons dans un car qui nous emmène pour une heure de balade autour et sur le barrage. Nous nous arrêtons une première fois. Il pleut, nous découvrons cette immense muraille de béton qui retient des masses d’eau gigantesques, vraiment impressionnant. On voit quatre monstres portes rouges inclinées avec des rampes. Au bout des rampes, chacune a un bassin de 15 mètres de profondeur et 20 mètres de largeur, afin d’atténuer l’immense vague qui se créerait. Avec la puissance, la vague d’écume qui déferle sur le plan incliné monte à des dizaines de mètres. C’est généralement le clou de la visite mais aujourd’hui malheureusement il n’y a rien, c’est vide. Nous continuons notre balade et passons sur le côté Paraguayen. Nous longeons des turbines blanches immenses. Le projet du barrage commencé en 1975, l’époque des folles années de l’industrialisation, a vu s’élever contre lui de nombreux détracteurs. Pour certains, ce barrage ne servirait que la gloire des nouveaux pharaons de Brasilia. En effet des études montraient que ni le Paraguay, ni le Brésil ne pourraient absorber l’énergie produite, à l’heure ou toute l’économie était en récession. Cependant, maintenant que le Brésil se trouve obligé de faire des économies d’électricité faute de production, on peut penser que ce barrage à quand même une utilité, finalement… Nous quittons Foz de Iguaçu et partons à la découverte du Brésil, avec tout son caractère et ses réputations. Nous aurions voulu aller au nord dans le Pantanal pour voir les animaux tels que caïmans, tortues, oiseaux etc., mais il faut faire 1500 kilomètres pour y aller et 1500 kilomètres pour revenir en plus des passé 1000 kilomètres qu’il reste depuis ici jusqu’à Buenos Aires… La date du bateau a été avancée au 17 novembre, nous perdons une semaine et nous allons être chassé tout le long, rouler, rouler et rouler, bof ça ne nous tente pas trop malgré l’envie de voir les animaux. Nous oublions l’idée, peut-être dans un prochain voyage… et prenons la direction de Curitiba. En route nous découvrons le grenier du Brésil, les champs sont immenses, à perte de vue. Soja, mais, pommes de terre et j’en passe ; par contre moins de bétail qu’en Argentine. Nous dormirons à côté d’une station service ouverte 24h sur 24h. C’était notre première nuit en camping sauvage au Brésil… A chaque nouveau pays une adaptation est nécessaire. Les cartes, les routes, la signalisation, (quand il y en a), la nourriture, la mentalité, les meurs, les magasins d’alimentations, les produits qu’on trouve ou qu’il faut goûter, le genre de pain, de fromage pour François, la monnaie, les prix, le change, les endroits pour dormir, le prix de l’essence, et cette fois même la langue ! Tout change et c’est à chaque fois de nouvelles surprises. Depuis que nous sommes au Brésil, un autre changement est apparu, Noan a changé son rythme… il se réveille entre 5 - 6 heures ! Il n’y a pourtant pas de décalage horaire, mais c’est ainsi. Nous avons bricolé un second volant pour que Noan puisse aussi conduire. Deux volants ça surprend ! Les gens ne se retournent plus seulement sur ce bus assez peu commun ici mais surtout sur le 2ème volant. A une station service tous les employés défilent pour venir voir, c’est trop marrant ! Nous traversons péniblement Curitiba, grande ville de quasi 2 000 000 000 d’habitants. Finalement, à force de demander, (encore faut-il qu’on me comprenne car par exemple Curitiba se dit Curitschiba. Quant à François, il est bloqué et surtout découragé par cette nouvelle langue incompréhensible) nous parvenons finalement à nos fins ! C’est vrai qu’avec l’espagnol, j’ai perdu le peu de portugais que j’avais appris durant mes deux séjours au Brésil d’il y a déjà bien quelques années. Mais j’ai confiance l’oreille va se refaire et ça va revenir. Noan est tout surpris de voir qu’on ne le comprend plus… mais ça ne l’empêche pas de sympathiser de causer et de mimer (François dit qu’il tient de moi ou de sa grand-maman maternelle…). Nous poursuivons notre route jusqu’à Paranagua qui est au bord de la mer. Nous passons quelques jours à Praia de Leste pour goûter aux joies de la plage et de la mer. Nous trouvons un camping, mais rien à voir avec ceux d’Argentine. Ici pas de table, pas de banc ni de grill, un minimum. Le temps tourne à la pluie et nous incite à poursuivre la route du littoral en direction du sud. Nous traversons une région qui a été colonisée par les allemands, c’est ainsi que nous voyions des affiches pour la « Oktober Fest » de Blumenau ! Nous passons quelques jours sur l’île historique de Sao Francisco. L’île elle-même fut découverte en 1504 par un Français Binot Paulmier de Gonneville, mais il a fallut attendre un siècle avant que les Portugais n’y fondent le village. L’île est aujourd’hui une réserve naturelle avec une côte propice à la pêche et au surf. Nous allons voir le fort de l’île situé évidemment sur une colline. Quatre canons sont placés en étoile et sont reliés par des couloirs ouverts de deux mètres de profondeurs. Il y a aussi un poste d’observation en ciment avec une fente pour voir venir l’ennemi. En fait il n’y a pas de fort tel qu’on s’imaginait, mais Noan est tout content, il court dans les couloirs d’un canon à l’autre et se cache dans une petite pièce voûtée attenante qui se ferme avec une porte en métal. La météo et les températures n’invitant toujours pas à la baignade, nous quittons Sao Francisco do Sul pour le sud. En fait pendant que nous y étions, il y a eu les élections municipales nationales du pays… Un grand évènement ! Nous nous arrêtons à Penha. En bord de mer, un endroit fascine Noan : deux jeunes nettoient des moules à l’aide d’une machine électrique. Un gros panier métallique et cylindrique tourne pendant que des jets aspergent les moules qui tournent et s’auto-nettoient. Nous trouvons un joli endroit, au bord de la mer pour camper. Mais nous devons passer sur quelques bordures… Il y a même une piste cyclable que Noan s’empresse d’aller découvrir. En descendant, nous avons longé des maisons superbes, d’immenses propriétés sécurisées par des clôtures électriques… On a peine à croire que le Brésil est pauvre quand on voit ses maisons et toutes les voitures neuves qui circulent, il y a des Porsche Caynes, des Audi A4. Pas de vieux clous comme en Argentine que de belles voitures brillantes. C’est vrai qu’on n’a pas encore vu de favelas, et l’image reçue ici est la richesse ; les prix sont onéreux même pour nous, passé 100. —pour un resto ! On se demande quelles sont les professions et ce que gagnent les gens du sud du Brésil pour avoir un style de vie pareil? Moi qui est vu le nord du pays, bon il y a déjà quelques années, mais la différence est éloquente ! Enfin il fait beau et chaud. Nous sortons table et chaises et déjeunons sur notre petite place. En fait on est au bout de la plage et en bout de balade pour ceux qui font de la marche, de la course à pied et du vélo. Nous saluons et resaluons. A peine avons-nous fini de déjeuner, qu’une voiture « Municipalité » se gare. Nous n’avons pas le droit de stationner ici. Je lui explique qu’il n’y a pas de panneaux l’interdisant… mais il nous dit qu’on a franchit les murets. On pense que l’une ou l’un des promeneurs nous a dénoncés… ok nous nous déplacerons. Noan se souviendra sans doute de Penha, car c’est là qu’il découvre le Beto Carrero Worl, son premier parc d’attraction. On a essayé de lui dire ce que c’était mais, faut avoir vu pour comprendre, il est tout excité. On passe des éléphants volants aux grandes tasses à café qui tournent sur une plate forme et qu’on peut faire en plus tourner sur elles-mêmes avec un volant, Noan adore, j’ai horreur, François aussi mais il a joué son joker sur ce coup-ci. Puis on se fait une « Roda Gigante », une grande roue tranquile. Nous enchainons par un tour d’auto tamponneuse, Noan n’en peut plus de rire. Puis c’est « Tigor Moutain », genre de petit huit avec quelques bonnes sensations. Il faut faire 1m10, il lui manque 5 centimètres… On lui dit de poser son chapeau sur la tête au lieu de l’enfoncer et de se mettre discrètement sur la pointe des pieds si on le mesure, ce qui ne manque pas, le gars n’est pas trop d’accord, mais François s’en va avec Noan et l’installe. Noan est à côté de moi, il adore ! La vitesse ne lui fait pas peur et les virages relevés non plus. Il en redemande… On va voir l’île aux pirates, puis on fait un petit tour en pédalos. On découvre Raskapuska, on avance sur un tronc dans l’eau et on voit de jolies scènes, des oursons à trottinette, des pingouins, un monde enchanté qui fascine Noan, il aime aussi bien regarder comment avance le tronc… On prend un petit train qui nous conduit de l’autre côté du parc, on fait un petit tour sur Dum Dum, un croco montagne russe pour petit, évidemment après l’autre les sensations sont moins fortes… On fait un petit coup pour les parents, Noan nous attend sagement sur un banc. On a opté pour Big Tower. On est en plein air assis sur un genre de télésiège à quatre bien harnachés. On monte à la verticale, on monte, on monte, sur 100 mètres, on s’arrête, on attend quelques secondes, le suspense s’installe, la tension monte ; les points d’interrogations se multiplient dans nos têtes, qu’est ce qui nous attend ? trop tard pour faire quoi que ce soit, on ne décide même pas du moment de la descente infernale, on ne peut rien faire, on se prend la main, on se lâche la main, chacun sa trouille, un clic et ça part pour 90 mètres de chute libre, les jambes montent devant nous avec la vitesse, rien à faire, juste subir, j’hurle à deux reprises, j’entends François qui hurle aussi (mon autre voisin ne pipera pas mot…) ça n’en fini pas et le paysage qui défile à toute pompe… wouaw, séquence sensations fortes ! On en rit après coup mais sur le moment, c’est le choc ! Nous allons manger sous une grande tente en dur ou il y a une réplique de l’authentique premier carrousel à deux étages de Venise. Noan s’en donne à cœur joie, il l’avait déjà repéré. Avant d’aller au premier spectacle, encore un tour pour les parents, nous optons pour un grand huit, le Magic Mountain. Pas de looping mais deux virages relevés l’un derrière l’autre qui me retourne presque l’estomac… c’est l’heure du spectacle sur l’Afrique. Des danseurs acrobates virevoltent sur la piste, il y a la fameuse barre (brésilienne). Cette fois elle est enflammée, les gars doivent passer dessous en se contorsionnant sans la toucher, elle finit sur deux bouteilles de bière, et le meilleur athlète, assez grand, se plie en arrière et avance sur et avec les orteils. Noan est fasciné mais ce qui le fascine plus encore ce sont les cracheurs de feu ! Le gars se frotte le corps avec les torches, il les éteint dans la bouche… on lui recommande de ne jamais essayer. Il est tout fou en sortant. On passe devant l’écurie et il fait un tour de poney. Il est trop fier ! En fin de journée nous demandons à Noan ce qu’il aimerait refaire… un tour en pédalo ! Nous lui expliquons qu’on peut le faire ailleurs, il opte pour le premier petit huit, mais cette fois il ne passera pas. Il est 17 heures c’est l’heure du deuxième spectacle qui se nomme Acqua Show. Pas d’eau pour de vrai mais tout sur l’eau ou presque. A un moment un coquillage arrive sur la scène. Il en sort une demoiselle asiatique qui s’étire, baille, puis commence un numéro de contorsionniste très impressionnant. Elle évolue sur des barres plantées au sol et se tord dans tous les sens, pauvre dos, aie aie aie. En tout cas elle a de sacrés épaules ! François aimerait bien la voir grimper. Noan en reste bouche bée. Voilà la journée est presque finie, on voit défilé la parade. Quand on demande à Noan ce qu’il a préféré, c’est le pédalo et le poney, mais les autres c’était pas mal non plus à part le train fantôme… Nous continuons la route vers le sud et passons à Itajaí ou nous verrons un rodéo, à Balneario Camboriu puis Bombinhas. La météo est médiocre et nous continuons notre route jusqu’à Florianopolis. L’île est très verte et vallonnée. Nous suivons le bord de mer puis prenons par le centre pour arriver à Canasvieriras, jolie petite ville. La ville est truffée de panneaux interdictions de stationner pour les motor-homes, camions, etc. Nous trouvons un camping ouvert. La plage est à 200 mètres.

Publiée le : 02.11.2008 à 05:11:34
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