GuideMontagne.ch - Fuis le stress, vis la montagne!

"Le vrai mystère du monde est le visible, non l'invisible."
4ème épisode, Salta (Argentine) – San Pedro de Atacama

Partager

Google.com Yahoo Bookmarks myAOL Live Digg.com Del.icio.us Facebook 

Rechercher

 

C’est avec un bus presque tout neuf que nous quittons Salta. Pneus neufs, démarreur démonté et nettoyé à l’essence, filtres et huile changés. Nous prenons donc la direction du nord. Nous traversons Salvador de Jujuy, la plus au nord des grandes villes d’Argentine, porte d’entrée pour les Andes du nord ouest. La ville est déserte, sur la grande place, il reste les estrades où ont du avoir lieu ce matin (25 mai) les élocutions pour la fête nationale… Nous prenons la route 9 et suivons à contre-courant les eaux du Rio Grande qui serpentent le long de la fantastique Quebrada de Humahuaca, (classée au Patrimoine mondial de l’Unesco). Les paysages sont magnifiques, les couleurs sont très diversifiées. Nous bifurquons à gauche pour prendre la route 52,  nous nous élevons à travers la superbe Cuesta Lipan par d’innombrables virages. La vue est magnifique et très désertiques. Nous retrouvons soudain les immenses cactus que nous avions découverts au sud de Salta. Des formations de roche aux 1001 teintes nous laissent bouche bée. Un beau col digne des cols de chez nous, hormis le fait qu’il nous hisse à 3800 mètres d’altitude… Nous redescendons par des vallons, puis nous débouchons sur las Salinas Grandes. Immense étendue blanche. La route traverse ce « salar » situé à 3600 mètres d’altitude. Nous empruntons une piste et nous arrêtons pour toucher ce sol fantastique. C’est simplement irréel. Nous décidons d’un commun accord de passer la nuit au milieu du salar. La température est encore agréable et nous prenons l’apéro sur ces innombrables hexagones immaculés. Noan sort la pelle et creuse dans l’espoir de trouver de l’eau. Le coucher de soleil est magnifique, il descend sur les montagnes lointaines. D’un côté c’est le plat jusqu’à l’infini… La disparition du soleil amène instantanément une importante chute de température. Nous soupons à l’intérieur, puis ressortons pour admirer un ciel magnifique ! Les étoiles sont d’une intensité unique, elles descendent jusqu’à l’horizon. La voûte de la voie lactée est très visible, faut dire qu’il n’y aucune lumière à part quelques minuscules points lointains indiquant un petit hameau. Le silence est total et l’ambiance surréaliste. Dormir au milieu d’un « salar » à 3600 mètres d’altitude, c’est simplement fou ! Le lendemain, nous reprenons la route qui monte, monte et monte. Nous plaçons l’altimètre sur le tableau de bord. A 4270 mètres nous atteignons le poste frontière Argentin. Personne n’est malade, maman après avoir passé sans aucun problème la dernière nuit à 3600 mètres est en pleine forme. Noan aussi rien à signaler, ouf ! C’était prudent de passer une nuit à 3600 mètres avant d’attaquer ce col. Petit bus se porte bien aussi, nous surveillons attentivement la jauge de température. Nous voilà donc au Chili ! mais il faut attendre jusqu’à San Pedro de Atacama pour le passage du poste frontière ! L’altimètre n’arrête pas son ascension, nous prévenons le mal de tête par une petite Aspirine chacun ; il indique maintenant 4750 mètres, le témoin de température s’allume. Nous nous arrêtons aussitôt. Aie ! Faudrait pas avoir à passer la nuit ici… l’ambiance est un peu tendue. Nous faisons un petit café, mangeons quelques biscuits. Le témoin s’éteint lorsqu’il atteint 90 degrés, ouf ! Nous étions à 50 mètres du sommet du col 4800 mètres, 10 mètres de moins que le sommet du Mont-Blanc. Bravo et merci petit bus ! Bravo maman, 4800 mètres à 70 ans ! C’est génial ! Tout le monde est bien content d’être là en pleine forme ! Nous commençons l’interminable descente. On va tout gentiment en deuxième afin d’éviter de toucher les freins ; de nombreux camions font de même. La nuit tombe, nous avons la chance de voir un magnifique coucher de soleil sur le désert d’Atacama et son Salar. A 3600 mètres nous nous arrêtons pour passer la nuit, nous évitons les trop gros changements d’altitude… San Pedro de Atacama, que de souvenirs… c’est la qu’on m’avait tout volé lors de mon voyage à vélo avec Suzette en 2000 ! Je retrouve l’hôtel sans problème, mais pas le coupable…
Publiée le : 03.09.2008 à 06:09:49
2003 - 2010 | Tous droits réservés : GuideMontagne.ch | Liens | Sitemap | Powered by: 1d-IT : Créations Web